Poésies
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J’ai pleuré, oui, j’ai pleuré. Pas de regret, pas de tristesse. Le cœur a lui aussi besoin de pleurer parfois. J’ai pleuré d’Être au monde. Du temps qui m’échappe, depuis, sans réellement le comprendre. J’ai aimé et j’ai donc pleuré. J’ai pleuré et j’ai donc vécu. J’ai été, je suis, je serai, encore un peu…
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Quand une maison pleine de rire devient un long silence, Un interminable regard par la fenêtre sur la neige qui danse, Quand les flocons lourds sont tombés sur le toi(t) de ta maison, C’est le moment d’accueillir l’hiver et sa blanche raison. De te remémorer les beaux jours dans leur lumière offerte, De faire goûter…
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De la lumière ils ne portaient plus que l’habit Du Roi des rois reçurent la couronne de l’étoile du matin Perdue dans une nuit aux multiples brillances infinies La dernière à guider les âmes vers un jour certain Ornée, victorieuse, elle contempla l’horizon des hommes Ses yeux éblouis laissèrent couler des larmes de soleil Sur…
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Je suis cette couleur que tu condamnes au grenier sans fenêtres de ton cœur Celle qui fait danser les voyelles et ouvrir les roses de minuit Celle qui traverse les miroirs sans les briser Sans geste préalable, sans annonce aux sentinelles sombres de la réalité J’abolis à l’encre vive et luisante les chimères du dedans…
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Je ne suis plus que ce jour, où Nous ne serions plus asservis par le son du fouet, écho de la sueur et du sang Où nos rêves ne seraient plus stoppés sur la muraille de nos consommations, éternellement inassouvies Où nos mains ne seraient plus chargées que des stylos tirant des encres, de rouge…
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J’ai fait courir encore une fois ma main, Oui, encore une fois, Sur ces draps de satin… Je la regardai amoureusement Parcourir le creux des vallons Me rappelant l’intensité de notre éternité De sa course raffinée De cet instant figé Désir inépuisé Ici me caresse encore ses mots De son souffle saccadé Ses doigts parcourant…
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Depuis toi, tous les chats sont gris, Le blanc et le noir dessinant les contours du monde Se fondent en couleur égale à mon cœur. Profane, l’homme pensant que ce gris n’est pas lumière ! Voici la couleur qui conjugue, Celle qui se faisant pont — Seul et unique — vers un monde Ne butant…
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5h00 – Certains disent que se réveiller à cette heure est signe de tristesse 5h01 – M’aime-t-elle encore ? 5h02 – M’a-t-elle seulement aimé un jour ? 5h03 – Mes draps gardent la mémoire des parfums de son corps 5h04 – Mes doutes prennent la forme de ses silences… 5h05 – Chaque battement de cœur…
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À toi qui calcules en grammes le poids des silences À toi qui n’as jamais su écouter sans tes règles Qui convertis chaque émotion en unités de tes distances parcourues À toi pour qui l’amour se dose comme un poison que tu ingurgites chaque jour lentement À toi qu’on n’étonne plus avec un mètre ou…
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Des crépuscules de ma jeunesse J’ai appris à dépenser mes mots Sur les comptoirs des étoiles vaporeuses À l’endroit où les doigts se caressent sans réserve Où les lèvres se chahutent avec amour Et où les mots tendres froissent les draps tombant De ces pièces érigées en temple du vice vertueux De l’aube j’ai regardé…









