Poésies
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Écoute ma complainte moderne, douce amère… Cette histoire de l’homme, L’être nourri de peurs et de pleurs Qui préféra, préfère et préfèrera se cacher plutôt que vivre. Son histoire se déroule au vingt-et-unième siècle, Bien loin de celui des Lumières, Si loin que seule l’ombre subsiste Somnolant dans ce recoin du temps, En ce moment…
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Je me souviens de tout… Ces murs de pierres qui formaient notre cocon précieux Nos souffles harmonieux Le froid de cette pièce où nos corps se réchauffaient Du frottement de nos cœurs. Comme un enfant heureux j’ai plongé dans ton âme, Mille fois déjà pourtant. Tes paupières se refermaient parfois Pour mieux ressentir notre passion…
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Les ombres tombèrent du ciel En lames de feu consumées Recouvrant la terre d’une odeur de braises Me rappelant aux pensées d’un futur déjà éteint. Nul devin, ni divin ici, ne sauvera cette terre brûlée. Être soleil ardent a toujours été son souhait, je le sais bien, Mais comme à l’accoutumé, Uniquement une lueur, il…
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De mon banc solitaire, ta beauté encore et toujours m’éblouit d’une lueur douce qui contient mon âme Depuis si longtemps que ma vie ne semble plus être la frontière De notre amour d’un passé infini. Que je m’élève à dos de montagne ou plonge dans tes eaux profondes et d’azur, Ta chaleur demeure intacte en…
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Je monte les marches, une à une, le dos lourd d’une vie durement vécue. Arpentant un ciel que les mythologies m’ont conté, suggérant leurs images d’une conscience à peine perçue. Me voici, pénétrant dans l’enceinte lumineuse, au bout du marbre teinté des couleurs d’un ciel noir, trop connu. Le froid, le vide, cette lourde porte…
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Terre ? De quelle terre pourrais-je te parler ? Pas de celle que je connais, pas de celle que j’ai foulée, non… pas celle-là. Terre ? Peut-être celle, inconnue à ton cœur, qui t’a vu naître, qui a fermé tes yeux aux larmes, et ton cœur aux lames du désespoir et des pleurs. Terre ?…
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Il y a, ici même, une chose qui vit en moi ! Elle tourne, virevolte, danse, saute et vole enfin — Moi, je la regarde, ébloui, désemparé, Depuis la terre sourde de mes os plantés. Toujours elle me revient, l’enragée, la folle ! Ses semelles d’écorce craquent sur les étoiles, Ses ailes de feu brûlent…
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Ville au reflet d’esprits, Empilée, comprimée, quelques animations… Une lumière perçant les champs de béton D’une architecture parfois majestueuse, parfois rude et précaire. La ville se monte à grande vitesse, Dans un chaos ne réclamant qu’à faire naître l’ordre invisible, L’asphalte déroulant sa course folle, Tapissant la terre pour montrer le chemin. Tournant de gauche…
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Dans ce regard profond, Doux et puissant, Se câche une âme éternelle. Un visage buriné par le soleil de sa terre, une barbe et des cheveux de pierre, Ses mains sculptant des briques d’adobe pour ériger l’édifice de son oeuvre… Par ses mots, encrés dans l’énigmatique d’un sauvage mystérieux, Maitre du sol et des cieux…
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Pierre d’ébène sous un firmament voilé, Gardienne des cendres où la titanide a pleuré, Tu caches en ton sein l’écho jupitérien, Un feu mystérieux, souffle céleste, ancien. Saturne, père grave aux anneaux métalliques, Dévorant le temps dans son silence tragique, Tu scelles le destin de ta main souveraine, Sous ton manteau d’onyx, astre de nuit…









