De la lumière ils ne portaient plus que l’habit
Du Roi des rois reçurent la couronne de l’étoile du matin
Perdue dans une nuit aux multiples brillances infinies
La dernière à guider les âmes vers un jour certain
Ornée, victorieuse, elle contempla l’horizon des hommes
Ses yeux éblouis laissèrent couler des larmes de soleil
Sur ses joues d’une blancheur immaculée, célestes sommes
Trois gouttes d’or dans le coquillage à nul autre pareil
Tout ce labeur pour Son ultime gloire.
Fixant les trésors d’en bas, suprême victoire
Son cœur s’arrêta, elle prit son dernier souffle
Porta la coupe à ses lèvres en un mystère qu’on étouffe
Elle but lentement la vie que recelait l’écrin
Sentit glisser le velours d’un amour divin
En cet instant, la lumière s’incarna en ce monde
S’empara de chaque parcelle en une étreinte féconde
Naissance matricielle de l’amour de Dieu
L’homme ne saura vivre sans cette clarté dans ces lieux
La mort qui rôdait, cachée sous chaque forme éphémère
S’usera par le temps qui la compose, son adversaire premier
Ainsi parés et vêtus, ils ne pouvaient être mis en défaut
Et pour Sa gloire ultime travailleront, portant ce fardeau
À aimer le Fond et les formes du monde où ils sont étrangers
Ce monde auquel leurs âmes n’ont jamais pu s’attacher





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