Un homme crie dans un micro, en novembre 1947.
La veille de la diffusion, on interdit la bande.
Cet épisode de La Voie Poétique traverse la vie d’Antonin Artaud, né à Marseille en 1896, mort à Ivry en 1948 après neuf années d’asile. Sa première œuvre publiée fut la correspondance expliquant pourquoi ses poèmes étaient refusés. Son théâtre n’a produit que des échecs et il a changé le théâtre mondial. Il a inventé à Rodez une langue de syllabes sans signification qui retrouve, sans le savoir, les noms barbares des papyrus gnostiques. Et il a passé trente ans à soutenir qu’on lui avait volé son corps, que le démiurge l’avait mal construit, et qu’il en réclamait un autre.
Un épisode sur le gnosticisme le plus littéral du vingtième siècle, sur la douleur comme point de départ, et sur une voix qui a mis vingt-cinq ans à franchir la porte qu’on avait fermée devant elle.
L’épisode est disponible ici et sur toutes les plateformes habituelles.