Une lune d’hiver sur la baie d’Izumozaki.
Cet épisode de La Voie Poétique suit Ryōkan, moine zen japonais du XVIIIe siècle, calligraphe, poète, surnommé Taigu : le Grand Fou.
Il a vécu seul dans une petite cabane sur le mont Kugami, avec un bol à aumônes et un pinceau. Il jouait à cache-cache avec les enfants du village jusqu’à s’endormir dans les champs. Il regardait la lune jusqu’à l’aube. Il a écrit des milliers de poèmes et de calligraphies, et n’a rien gardé. Pendant que Bashō nous apprenait que la vérité se trouve en marchant, Ryōkan nous apprend qu’elle se trouve aussi dans la parfaite immobilité, dans le bol vide, dans la lune que le voleur ne peut pas emporter. Un épisode sur la sagesse du dépouillement, le vide comme plénitude, et la poésie comme façon d’être au monde plutôt que façon de parler du monde.
L’épisode est disponible ici et sur toutes les plateformes habituelles.