Contemplation, Podcast

73. Nature

·David

Son sourire éclaire l’horizon d’un soleil naissant,
Une lueur timide qui fend les nues d’un éclat tremblant.
Ses yeux sont deux lacs à l’eau pure, azur sans limite,
Miroirs des cieux où l’âme s’égare, pourtant interdite.

Elle apparait, fragile vision dans la lumière diffuse,
Et le sablier du temps suspend ses grains, me refuse.
L’admiration déborde, comme un torrent secret,
Roulant ses eaux dans l’ombre d’un vallon discret.

Ses cheveux mêlent l’or des blés mûrs, la terre brune et le givre pur,
Ils s’épanouissent comme des branches qu’un vent subtil murmure.
Couronne tissée d’humus et d’éclats d’étoiles,
Majesté forestière qu’aucune vanité ne dévoile.

Les mots s’effacent, seuls résonnent les bois et les rivières,
Nos silences deviennent l’écho d’un monde primitif et sincère.
Un chant d’oiseaux au crépuscule, un souffle d’éden,
Où chaque feuille parle d’un temps hors des existences humaines.

Elle porte en elle la lumière du soleil couchant,
Que l’ombre jalouse d’un feu incandescent.
Son âme est une mer profonde, une vague en quête,
De récifs invisibles, de passions secrètes.

Mais un voile de brume s’interpose, tenace,
Elle est là-bas, écrivant son destin dans l’éclat de l’espace.
Sous les étoiles, elle marche, libre et fière,
Et je contemple ce tableau, captif de cette lumière.

Je n’écris pas pour troubler la source cristalline,
Mais pour déposer mes mots en une rosée divine,
Offrir un trésor discret, un murmure de vent,
Un souffle effleurant sa joue, doux et transparent.

À cette terre céleste, je confie mon désir,
Que dans mes nuits, elle soit l’étoile à saisir.
Un feu tendre, un brasier sage, une flamme éternelle,
Illuminant mes ombres d’une lumière immortelle.

Et si mes mots parviennent jusqu’à son cœur,
Qu’elle sache qu’ils ne veulent éveiller nulle douleur.
Ils sont la pluie d’un orage fugace, une ondée de vie,
Un reflet des splendeurs qu’en elle mon âme s’épanouit.

 

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