36. Horizon

Je suis toujours cet enfant,
Assis là, les pieds dans la poussière du chemin,
Fixant l’horizon avec une plume tremblante à la main.
Là où d’autres voient le lointain, je perçois des mondes invisibles,
Des rêves suspendus entre ciel et terre,
Des histoires qui naissent dans le silence.

Écrivant quelques lignes,
Chaque mot devient une étoile filante,
Frappant l’âme avec la douceur d’un murmure.
Les phrases, comme des ailes, soulèvent les cœurs,
Emmenant ceux qui les lisent vers des contrées lointaines,
Où le temps s’étire et où l’instant devient éternité.

Je suis toujours cet enfant,
Assis là, face à l’infini,
Sculpteur de mots, architecte de songes.
Chaque lettre est un pont, chaque phrase une passerelle,
Qui relie l’inconnu à l’intime,
Offrant aux âmes un voyage au-delà de l’ordinaire.

Les regards se tournent vers moi,
Non pas pour voir un visage,
Mais pour sentir la caresse des mondes que je crée.
Dans mes lignes se cache la promesse d’une échappée,
Une fuite vers l’ailleurs,
Là où les cœurs peuvent enfin respirer.

Je suis toujours cet enfant,
Assis là, à la lisière des rêves et de la réalité,
Écrivant quelques lignes,
Touchant l’âme,
Faisant voyager les gens vers l’infini.