Depuis toi, tous les chats sont gris,
Le blanc et le noir dessinant les contours du monde
Se fondent en couleur égale à mon cœur.
Profane, l’homme pensant que ce gris n’est pas lumière !
Voici la couleur qui conjugue,
Celle qui se faisant pont —
Seul et unique — vers un monde
Ne butant plus contre les obstacles et les falaises.
Alors j’emprunte la voie grise,
Devenue nôtre,
Où noir et blanc n’existent plus.
Aujourd’hui créons la nouvelle religion :
Celle sans guerre ni conflit,
Où nos regards enseigneront les foules dévotes
La grâce de l’entre-deux.
Nous sommes les alchimistes du crépuscule,
Ceux ayant appris que la nuance
Est la seule vérité absolue.
Dans le gris bat le cœur du monde —
Cette pulsation douce qui unit l’aube et le soir,
L’ombre et la flamme, toi et moi.
Et quand nos mains se joignent,
Elles tissent la brume sacrée
Où se dissout enfin la frontière,
Où chaque âme retrouve sa jumelle
Dans le sanctuaire de la fusion.
Bénis soient ceux voyant le gris,
Car ils ont traversé le miroir des certitudes
Pour toucher l’infini.
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