Tout glisse, me fait peur,
S’enfonce tant que je pense,
Et d’un roulement, lisse mon cœur.
Mes humeurs, sans autre importance
Que celle de cette noirceur, ma demeure.
Pourtant, je combats cette démence
À chaque instant, avec effroi,
Sans savoir où cela réellement me mènera.
Alors, je garde éternellement en moi
L’étincelle éclairante de la foi,
Qui, de sa chaleur, maintes fois me guida.
Le prisme des illusions,
M’éclairant vainement de leurs lumières blafardes,
Nourrit encore, pourtant, chacune de mes décisions.
En pauvre diable, c’est bien d’elles dont je parle
Depuis tant d’années, plantée dans mon esprit, cette écharde.
