Tu gardes les pieds ancrés dans cette terre que ta conscience a vue naître,
Et ne lèves plus les yeux à la nuit tombée.
Fièrement, tu me lances : « Les étoiles habitent dorénavant mon cœur »,
Plongeant dans leur ignorance : « Je préfère leur clarté au-dedans de ma vie. »
Des périls de ce monde tu m’as pourtant tant parlé,
Qu’en ton âme tu puises de leurs feux pour t’éclairer.
La terre te réserve des pièges tant redoutés,
Plus que tu n’osais craindre, et ton pas s’est dorénavant resserré.
La peur chasse la grâce, l’inconnu s’éloigne,
Le connu te rassure et devient ton royaume.
Mais vivre, c’est accueillir ce que l’aube témoigne
La surprise émerveillée, l’imprévu qui nous nomme.
Ton cœur murmure en secret, tes étoiles intimes
Te parlent de lumière en ta nuit solitaire.
Mais sais-tu ce qui danse au-delà de l’abîme ?
Des soleils, des lunes errantes, d’autres terres,
Des trous noirs dévorants, des quasars fulgurants,
Des astéroïdes en dérive… et des étoiles aussi,
Comme en ton cœur reclus, mais ô combien plus grandes,
Un cosmos sans mesure où l’infini resplendit loin de toi.
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