8. Bulle

Assis sur ce rocher millénaire,
Les pieds dans l’eau,
Portant toute attention à cette cascade, qui,
A chaque seconde, épouse la roche.

Étreinte sans âge,
Lui faisant porter ses marques profondes,
Des milliers de bulles, de leur union,
Prennent naissance sous mon regard empli de compassion.

En un instant, elles disparaissent,
Redeviennent, eau (haut)…
La création se manifeste.
Alors, joignant mes mains,
Je remercie d’être conscience.

Le flot de la vie se déverse,
me laissant aussi ses marques.
A la différence, que,
Mon pas de côté me fera goûter à la chaleur d’un soleil,
Brulant.

« Ma vie, aussi éphémère que cette bulle… »
Je souris à cette pensée que, je rejoindrai bientôt,
l’océan infini.

Puissiez-vous connaitre cette connexion profonde.
Cet espace de calme et de réflexion.

Ce poème m’évoque mon expérience d’étreinte intemporelle connue entre l’eau et la roche, symbole de la continuité de la vie et le passage du temps.
L’éphémère et la transformation sont présentes, cyclicité de la vie.
Ma gratitude envers l’existence se manifeste dans la reconnaissance exprimée envers la création.
Je fus observateur, reconnaissant, célébrant le flux constant de la vie et me connectant à quelque chose de plus vaste que moi-même.