Je reconnais ma sensibilité.
Je peux aimer à en perdre la raison,
La beauté me transperce, elle est à la fois ma force et ma faiblesse.
Je peux pleurer en écoutant le piano de Chopin,
Admirer éternellement la lumière dorée de Claude Lorrain,
Abandonner mon cœur à la nef majestueuse de Notre-Dame,
Et laisser mon esprit s’évader, assis au pied de ce chêne centenaire.
Un simple nuage peut me faire parler durant des heures,
Car l’âme de ce monde habite en moi, chargée de milliards d’années et de tout autant d’histoires.
Pour avoir embrassé la création, le beau, l’infini,
Je saurai mourir l’âme en paix,
Car chaque instant vécu, chaque émotion ressentie,
Aura été un hommage à la vie, une prière silencieuse à l’univers.
Dans cette reconnaissance de ma sensibilité,
Je trouve ma vérité, ma place dans ce grand tout,
Où chaque détail, chaque nuance,
Est une invitation à la contemplation,
Une ode à l’existence.
