Pierre d’ébène sous un firmament voilé,
Gardienne des cendres où la titanide a pleuré,
Tu caches en ton sein l’écho jupitérien,
Un feu mystérieux, souffle céleste, ancien.
Saturne, père grave aux anneaux métalliques,
Dévorant le temps dans son silence tragique,
Tu scelles le destin de ta main souveraine,
Sous ton manteau d’onyx, astre de nuit sereine.
Hermès chante encore ton mystère primordial,
Matière originelle du chaos initial,
Noire comme la nuit des dieux silencieux,
Tu es le sceau sacré, reflet pur des hauts cieux.
Dans ton essence figée, les âmes se consument,
Jupiter t’exalte quand Rhéa te présume,
Et Saturne, jaloux, dans l’ombre te réclame,
Abadir, symbole où mille mondes s’enfl-âme.