Il aura fallu quelques portes fermées pour trouver la bonne. Instagram a jugé certains de mes poèmes indésirables et les a effacés avec le compte qui les portait. Bluesky m’a signifié que je faisais de la publicité, ce qui demeure à ce jour la lecture la plus surprenante qu’on ait faite de mon travail. WhatsApp, je l’ai quitté de mon propre chef, ne pouvant cautionner plus longtemps la surveillance ordinaire et l’univers que Meta bâtit autour d’elle.
Me voici donc sur Mastodon, instance mastodon.fr.
Le réseau tient en peu de mots. Aucune entreprise n’en détient les clés, aucun algorithme ne décide pour vous de ce qui mérite d’être vu, aucune régie n’y monnaye votre attention. Les messages paraissent dans l’ordre où ils ont été écrits, chose devenue rare. Les instances communiquent entre elles librement, si bien qu’on peut me suivre depuis n’importe laquelle. Cette architecture ressemble davantage à une correspondance qu’à une vitrine, et c’est précisément ce que je cherchais.
Ce que vous y trouverez tient à la vie même du site. Les épisodes du podcast au moment de leur parution, les instantanés, les recensions, les textes de philosophie contemplative, les nouvelles de la lettre papier. Rien qui double le site, tout ce qui y mène. Au fil de l’eau, comme les choses viennent, sans calendrier forcé ni cadence artificielle.
Mastodon devient ainsi ma voie principale de communication quotidienne. Ceux qui souhaitent me lire régulièrement gagneront à s’y abonner, la lettre par email demeurant, pour sa part, le lieu des textes longs et des envois plus intimes.
L’adresse est celle-ci.
https://mastodon.fr/@voiepoetique
Il y a quelque chose de juste à ce que la poésie migre vers les territoires libres. Elle a toujours mal supporté les enclos.
À bientôt sur Mastodon