La rosée éveille tous mes sens,
Tourbillonnant de bas en haut.
En cercles concentriques, l’oiseau brûlant visite mon corps,
Jusqu’à s’enfoncer dans les entrailles de la terre.
Fouillant ce que j’appelais « la vie »,
Ici, plus rien n’existe,
Le chaos s’ordonne…
Parcourant ma colonne,
Faisant frissonner mon épiderme,
Les entrailles de la terre hurlent trois fois mon nom,
L’écho de leurs flammes me frappe violemment,
Embrasant mon cœur,
Détruisant mes dernières résistances.
Puis, le silence…
N’entendant plus que le bruit de mes pas,
Sept petits pas me guidant vers la lumière.
Sa chaleur m’attire,
Sans résistance, je m’unis pour ne faire qu’un.
Expulsé de ses entrailles,
Nous nous abandonnons.
Tous deux, trait d’union,
Nous rions, la tête éparpillée dans le cosmos,
Nos yeux emplis des astres éclairant « la vie ».
