Dans ce nouvel épisode, nous allons explorer ensemble les profondeurs poétique de la foi.
Il est un moment, dans la genèse de tout poème, qui ressemble à un vertige. Le stylo est posé sur le papier, ou les doigts suspendus au-dessus du clavier, et rien ne vient. L’esprit scrute l’obscurité de la page comme on scrute le fond d’un puits sans eau. Dans cet instant de suspension absolue, le poète fait face à une épreuve qui n’est pas seulement technique, mais ontologique : celle de la foi. Non pas la foi religieuse, dogmatique, portée par des siècles de théologie, mais une foi plus nue, plus archaïque peut-être. Une foi dans le langage, dans la capacité muette d’un mot à faire surgir ce qui n’existe pas encore. Écrire un poème, c’est avancer les yeux fermés dans un corridor dont on ignore la longueur, en espérant que le sol sera solide sous nos pas. C’est croire, avec une ferveur irrationnelle, que la juxtaposition de deux syllabes peut modifier le rythme du monde, qu’une image bien ajustée peut empêcher le réel de sombrer dans le chaos.
Comment les poètes abordent-ils cette tension ? Comment, par leur style même, par les choix formels qu’ils opèrent, traduisent-ils cette nécessité de croire au moment même où le doute les tenaille ? C’est cette architecture secrète de la confiance poétique que nous allons fouiller aujourd’hui, en écoutant ceux qui ont fait de leur écriture un acte de foi absolu.
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