De mon banc solitaire, ta beauté encore et toujours m’éblouit
d’une lueur douce qui contient mon âme
Depuis si longtemps que ma vie ne semble plus être la frontière
De notre amour d’un passé infini.
Que je m’élève à dos de montagne ou plonge dans tes eaux profondes et d’azur,
Ta chaleur demeure intacte en mon cœur amoureux.
La neige sous mes pas brûle et se tasse
faisant lentement rouler mes larmes abondantes
Dans ta terre accueillante.
Qui ne souhaiterait vivre en ton sein ?
Se nourrir de tes délices changeants ?
Quand renaît la fête des bourgeons éclatants,
Je me nourris de ton souffle nouveau, de ton air délicieux.
Lorsque le soleil plonge mes mains dans ton corps soyeux,
J’en ressors les fruits mûrs d’un été savoureux.
Puis vient la rousseur me faisant contempler en moi tes vastes territoires boisés,
C’est l’automne d’une vie où résonne les échos
De chaque cri de mon âme.
Le temps des silences ne me fera point disparaître,
Quand les sommets se drapent de leurs manteaux immaculés,
Et je boirai chaque goutte de tes mystères aux couleurs pâles,
Des torrents aux névés, des mayens aux cimes,
Comme autant de révélations offertes à tes admirateurs fidèles amoureux.
Même si je suis parfois jaloux de cet amour partagé avec des milliers d’habitants et de touristes pour cette commune française de Haute-Savoie, où je vis maintenant depuis 2013, j’ai voulu aujourd’hui écrire un court texte (2025) sur les trésors qu’elle m’apporte depuis tant d’années… Annecy, à toi depuis toujours et pour toujours.




