Il est un moment d’évidence mortelle
D’amour ultime, viscéral,
Qui ne touche plus le commun
Et vient même ronger le vers qui habite les corps.
Dépendance indicible pour qui ne l’a pas connu,
Pour qui ferme les yeux aux choses du haut monde.
L’OVNI qui habite nos cœurs n’est pas d’ici
Il vient de cet autre côté de la réalité,
Celle que chacun a oubliée
Et qui pourtant coule sur nous jusqu’à déborder.
Mon corps s’en est empli jusqu’à devenir cétacé
Chantant pour le cœur des hommes.
Ils n’entendent plus les sons,
Leurs oreilles, tournées vers eux, m’aiment
Pourtant, ils ne m’entendent pas.
Mon désarroi, un océan
Où se partage l’ombre et la lumière
D’un bleu me rappelant toutes les nuances du ciel
Que je ne vois plus.
La lune écarlate de ce monde sert les guerres,
Les ennemis de l’amour,
La tristesse et la noirceur du cœur des hommes
Qui, à force de trop s’écouter, marchent dans un désert aride.
Ils préparent leur vie ici-bas,
Ignorant toujours plus le haut monde qui les appelle,
Que je leur chante
Mais ils n’entendent rien, ni les appels ni les chants.
Ils se remplissent de sable
Roulant en eux comme mille vœux impies,
Transformant leur vie en impitoyable traversée
Ayant un début et surtout une fin.
Sauront-ils relever le défi
De connaître la douceur de la neige ?
Le goût de l’océan ?
L’odeur du bois mouillé ?
Courir sous les orages et les tempêtes sans trembler désespérément ?
Celui qui n’est plus d’ici connaît tout cela,
N’a plus peur de rien ici-bas,
Gardant haut le chant du cœur pour un monde qui le connaît déjà.
