Podcast, Poésies

59. Éloge de l’entre-deux

·David

Dans l’entre-deux des existences,
Je ne prête allégeance à aucun rivage.
Égarée dans ces méandres, mon âme n’est point échouée,
Elle vogue, sereine, sans jamais trouver plage.

Les abysses sombres restent inexplorés,
Pourtant je navigue jusqu’à perdre haleine,
Mon corps de pierre, désormais matière lassée,
Ne ricoche plus sur l’océan des vies pleines.

Le silence m’enlace, douce mélodie,
Chant profond qui berce mon être détaché du réel,
Âme immortelle flottant dans l’azur infini,
Se nourrissant de sagesses célestes, tel un appel.

Je ne suis point échoué, je le proclame encore,
Mais en quête constante d’un équilibre éternel,
Guidé par la lumière de la surface, vers un accord,
Vers l’unité de l’être vibrant, au-delà du corporel.

David – Poésie

L’œuvre en illustration de cette poésie est le bien connu « Bleu » d’Yves Klein.

Il considérait le bleu comme la couleur la plus abstraite, capable de transcender le visible.

J’aime perdre mon regard, et mon esprit, dans ces œuvres modernes appelant symboliquement l’extérieur vers l’intérieur. Principe même de l’art ?

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