Cet été est si froid,
Que le blizzard effleure les vagues.
Les maillots remontés jusqu’au cou,
L’horizon s’efface dans une brume glacée.
Le soleil se retire, cédant la place à une glace
Intense, inhumaine.
Sur la plage, les cigarettes s’étouffent,
L’air manque de souffle,
Tout se fige et s’éteint.
Puis, dans cette brume, l’écho de tes mots,
Ceux qui, peut-être, dissiperont ce désert gelé…
À mes côtés,
Cette femme aux milliers d’abonnés,
Se soucie peu de toi, de moi,
Elle se perd dans son propre amour virtuel…
Glaciale.
Mon cœur, si tu ne m’entends pas, au moins écoute mes paroles.
Ce monde est devenu un océan gelé où je vogue,
Solitaire,
Et où ton hiver, en plein été,
Visiblement,
N’existe que pour moi.




