L’automne me présente à la joie
Elle m’explose ses couleurs à la figure
Me fait sentir les parfums de sa terre humide
Mon ciel se revêt de gris, me laissant toute place pour rêver le bleu sans qu’il me soit imposé
Le jaune, le vert, l’orange et le rouge se répandent sur les montagnes en une palette si précieuse à ma créativité
S’empare alors de moi l’envie d’une boisson chaude, pour admirer le spectacle fascinant du déclin de la nature par la fenêtre
Les soupes de courges et de potirons, si chaleureuses et onctueuses, caresse ma gorge et mon estomac
J’ouvre en grand ma garde-robe la plus étoffée, la plus travaillée, préparant l’arrivée de la femme blanche que j’aime tant et qui toujours lui succède
Les journées courtes me sont moins longue à me languire de la nuit noire avec laquelle j’aime voyager
La mélancolie m’inspire cette joie d’une tristesse depuis longtemps acceptée, aimée et maîtrisée
J’aime L’automne




